mardi 30 septembre 2014

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Inju, la bête dans l'ombre

Inju, la bête dans l'ombre
Genre : Thriller

Durée : 105 minutes

Réalisateur : Barbet Schroeder

Avec Benoît Magimel (Alex Fayard), Lika Minamoto (Tamao), Kazuki Tsujimoto (Shundei Oe), Gen Shimaoka (Ken Honda), Shun Sugata (l'inspecteur Fuji), Maurice Bénichou (l'agent d'Alex Fayard), Ryo Ishibashi (Ryuji Mogi), Kazuhiko Nishimura (l'inspecteur Matsumoto)

Nationalité : Français

Année : 2008


Résumé

Alex Fayard, auteur à succès de romans policiers, jouit d'une notoriété internationale. A l'occasion de la sortie de son nouveau livre, il est invité au Japon pour en assurer la promotion. Un soir, il croise la belle Tamao, une geisha qui lui confie sa détresse. Elle est menacée de mort par un ancien amant qui pourrait bien être Shundei Oe, un auteur de romans policiers ultra-violents et dérangeants, dont Alex est le spécialiste français. Shundei Oe est célèbre dans tout le Japon, mais personne ne connaît son identité réelle. En acceptant d?aider Tamao, Alex Fayard se retrouve confronté à un homme assoiffé de vengeance qui va transformer son voyage en enquête sanglante où la fiction et la réalité vont s'entremêler...

Critique TéléObs

Thriller japonais et tordu à souhait (pléonasme) parfaitement maîtrisé par Barbet Schroeder.
par ND
 

En savoir plus

Benoît Magimel dans un film de Barbet Schroeder : ce devait être «Mesrine». Mais le premier s'est senti trop jeune pour le rôle et le second, trop expérimenté pour se soumettre aux quatre volontés d'un producteur bien décidé à imposer sa loi. La rencontre entre l'acteur et le réalisateur s'est donc déroulée autour de l'adaptation d'un roman noir de Ranpo Edogawa : «Inju». On y retrouve l'auteur de «More» en arpenteur insatiable de notre planète, plongeant cette fois au coeur du Japon, en quête d'un écrivain fantôme. Le scénario se trouve toutefois phagocyté ici par une esthétique en trompe-l'oeil qui ne semble conçue que pour brouiller les pistes. Virtuose de la mise en scène, Schroeder multiplie les clins d'oeil entendus et noie ce thriller érotique sous un déluge de références.
Là où le cinéma de genre repose sur un dispositif éprouvé, «Inju, la bête dans l'ombre» semble chercher à brouiller les pistes. Au fil des rebondissements, tandis que le mystère va en s'épais- sissant, au lieu de se dissiper, le spectateur est aussi dérouté que le réalisateur semble s'amuser.
Un plaisir d'autant plus coupable que, en dépit de quelques fulgurances dont bien peu de metteurs en scène contemporains sont capables, le film a essuyé un échec cuisant. Sans doute parce qu'il se perd en route, à l'instar d'un Magimel, en petite forme, qui se cogne aux parois de ce labyrinthe comme un poulet sans tête.

par Jean-Philippe Guerand
 

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