vendredi 23 mai 2014

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Un conte de Noël

Un conte de Noël
Genre : Comédie dramatique

Durée : 146 minutes

Réalisateur : Arnaud Desplechin

Avec Catherine Deneuve (Junon), Jean-Paul Roussillon (Abel), Anne Consigny (Elizabeth), Mathieu Amalric (Henri), Melvil Poupaud (Ivan), Hippolyte Girardot (Claude), Emmanuelle Devos (Faunia), Chiara Mastroianni (Sylvia)

Nationalité : Française

Année : 2008


Résumé

Abel et Junon ont connu un drame dans leur jeunesse. Atteint d'une maladie génétique rare, leur premier enfant, Joseph, devait à tout prix subir une greffe de moelle osseuse. Leur fille Elizabeth n'étant pas compatible, ses parents conçurent alors un troisième enfant dans l'espoir de sauver Joseph. Or, le petit dernier, Henri, lui non plus n'était pas compatible. Joseph mourut à l'âge de 7 ans. Les années ont passé, Elizabeth est devenue auteur de théâtre à Paris, et Henri s'escrime à faire de juteuses affaires. Chacun semble reprocher à l'autre son tempérament. Alors que Noël approche, la famille doit se réunir à Roubaix au grand complet. Or, Junon est gravement malade. A son tour, elle doit subir une greffe si elle veut survivre. Henri apprend qu'il est compatible...

Critique TéléObs

Avec une intelligence et une maîtrise exceptionnelles, Arnaud Desplechin tisse une toile familiale dans laquelle on ne peut que se laisser prendre.
par ND
 

En savoir plus

«L'ironie, disait Cioran, est la politesse du désespoir. » Arnaud Desplechin, chantre de l'ironie façon Cioran, intitule son film « Conte de Noël » pour parler essentiellement, un sourire narquois aux lèvres, de maladie et de mort. Une mère (Catherine Deneuve), absente à elle-même, apprend qu'elle est atteinte d'un cancer dégénératif qui nécessite une greffe. Parmi les deux donneurs compatibles, son fils Henri (Mathieu Amalric, excellent) dont elle n'a jamais fait cas. Réunissant ses acteurs fétiches, Desplechin compose une fresque familiale grinçante, où non-dits, confessions, règlements de compte et sarcasmes se télescopent joyeusement dans une ambiance de franche détestation.
Tout est là : la virtuosité stylistique à laquelle le cinéaste nous a habitués, le maniérisme exquis de la forme et du ton, la fluidité des dialogues, de la mise en scène. Qu'est-ce qui fait alors que nous demeurons en dehors, spectateurs d'une histoire par laquelle nous ne nous sentons pas concernés ? Le systématisme d'une vision du monde à rebrousse-poil ? L'effroi, particulièrement prononcé ici, devant la vérité (la simplicité) des sentiments ? Ou bien l'influence de certains textes auxquels Desplechin s'est référé pour écrire le scénario, et qu'il ne parvient pas tout à fait à nous faire oublier ?

par Marlène Amar
 

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