La tourneuse de pages |

Genre : Drame
Durée : 81 minutes
Réalisateur : Denis Dercourt
Avec Catherine Frot (Ariane Fouchécourt), Déborah François (Mélanie Prouvost), Pascal Greggory (Jean Fouchécourt), Clotilde Mollet (Virginie), Xavier de Guillebon (Laurent), Christine Citti (madame Prouvost), Jacques Bonnaffé (monsieur Prouvost), Antoine Martynciow (Tristan)
Nationalité : Français
Année : 2006
Résumé
Fille unique d'un couple de bouchers qui lui est tout dévoué, la jeune Mélanie, douée pour le piano, tente le concours d'entrée au conservatoire. La désinvolture de la présidente du jury, Ariane Fouchécourt, une soliste réputée, la déstabilise. Mélanie échoue. Les années passent. Mélanie effectue un stage chez maître Fouchécourt, le richissime mari d'Ariane. Elle gagne la confiance de tous par sa disponibilité et son humeur égale. Lorsqu'elle propose de veiller sur le petit Tristan pendant les vacances, elle est agréée sans discussion. Ariane, qui n'a pas reconnu Mélanie, impressionnée par ses connaissances musicales, lui demande d'être sa tourneuse de pages pour le concert qu'elle doit donner avec son trio...
Critique TéléObs
Une curiosité, à découvrir.
par NDEn savoir plus
Inlassablement, Mélanie répète le morceau qu'elle présentera au concours d'entrée du Conservatoire, sous le regard admiratif de son père, boucher. Le piano, c'est sa passion. C'est aussi le moyen qu'elle a trouvé d'échapper au milieu modeste qui est le sien. Mais, le jour dit, les choses ne se passent pas comme prévu. Déconcentrée par la présidente du jury, une pianiste de renom, elle perd le fil, se voit recalée et renonce à devenir musicienne. Dix ans plus tard, elle devient la tourneuse de pages de celle qui l'a conduite à renoncer à sa passion. Denis Dercourt est professeur d'alto et de musique de chambre au Conservatoire de Strasbourg. Il avait déjà situé l'intrigue de ses trois premiers films dans un univers musical. Après la comédie, il choisit le drame pour nous conter cette histoire de vengeance. La partition qu'il compose, tout en silence, en tension et en retenue, va crescendo jusqu'au final, sans une fausse note.
La mise en scène, au cordeau, installe le récit dans une atmosphère chabrolienne. Le jeu subtil des acteurs fait le reste. Remarquée dans «l'Enfant», des frères Dardenne, Déborah François joue les fausses ingénues avec la grâce inquiétante des héroïnes de Hitchcock. Catherine Frot fait entendre le tremblé de ses sentiments avec la délicatesse du virtuose. Entre ces deux femmes, Pascal Greggory tient sa place. A la perfection.





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