Le juge et l'assassin |

Genre : Drame
Durée : 110 minutes
Réalisateur : Bertrand Tavernier
Avec Philippe Noiret (le juge Rousseau), Michel Galabru (Joseph Bouvier), Isabelle Huppert (Rose), Jean-Claude Brialy (Villedieu), Renée Faure (madame Rousseau), Cécile Vassort (Louise Leseuer), Jean-Roger Caussimon (le chanteur des rues), Jean Bretonnière (le député)
Nationalité : Français
Année : 1975
Résumé
A la fin du XIXe siècle, près de Dole. Le sergent Joseph Bouvier est réformé pour ses accès de violence répétés. Après avoir tenté d'assassiner Louise Leseuer, qui refusait de l'épouser, il retourne l'arme contre lui. Mais tous deux survivent. Bouvier, qui a gardé deux balles dans la tête, est interné à l'hospice de Dole. Reconnu sain d'esprit par les médecins, il recouvre sa liberté un an plus tard. C'est alors qu'une série de crimes est perpétrée contre des bergers et des bergères isolés, causant l'émoi dans toute la région. A Privas, Rousseau, un juge aux ambitions politiques, se passionne pour l'affaire et cherche à en démasquer le meurtrier...
Critique TéléObs
Très à son affaire, Tavernier offre à Galabru son plus grand rôle, face à un Noiret épatant. Comme la reconstitution est excellente et que le réalisateur ne cherche pas (trop) à enfoncer le clou?
par JPGEn savoir plus
Ce « roulant » qui parcourt les chemins, semant cadavres de bergers et de bergères entre deux airs d'accordéon, est sans aucun doute le plus grand rôle de Michel Galabru (il lui vaudra d'ailleurs le césar 1977). Un juge, l'inégalable Noiret, un assassin que le soleil blesse et rend fou, ancien sergent qui « a trop traîné chez les frères maristes » et se proclame « l'anarchiste de Dieu ». L'un va traquer l'autre, l'apprivoiser, tout mettre en oeuvre pour l'envoyer à l'échafaud, dans un superbe et obsédant jeu du chat et de la souris.
Ce fait-divers réel (l'affaire Vacher) donne à Tavernier l'occasion de réaliser l'un de ses films les plus forts que ponctuent, entêtantes, la voix off du pauvre Bouvier (« Avec une paire de galoches de 40 sous, j'ai parcouru cinq départements, Louise... ») et la musique de Jean-Roger Caussimon. Il y a l'Ardèche à perte de vue, les salons hypocrites, Brialy - parfait - en procureur et le bruit de l'affaire Dreyfus. L'arrière-plan a bien évidemment séduit Bertrand Tavernier (qui a consulté les souvenirs du juge à la Bibliothèque nationale). « Ravachol tuait lui aussi en jouant de l'accordéon, et Bouvier opère entre la mort de Van Gogh et les débuts de Freud... »





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