jeudi 31 octobre 2013

CoeurCoeurCoeur

In Another Country

In Another Country
Genre : Comédie

Durée : 89 minutes

Réalisateur : Hong Sang-soo

Avec Isabelle Huppert (Anne), Yu Jun-sang (le maître nageur), Yumi Jung (Wonju), Youn Yuh-jung (Park Sook), Sami Moon (Kum-hee), Kwon Hye-hyo (Jong-soo), Moon Sung-keun (Mun-soo)

Nationalité : Sud-coréenne

Année : 2012


Résumé

Une jeune fille écrit les histoires de Anne, une Française de passage en Corée. L'auteure imagine plusieurs variantes au destin de son personnage. D'abord, elle la dépeint comme une réalisatrice célèbre venue rendre visite à un ami du cinéma. Dans la deuxième histoire, Anne est mariée à un industriel qui travaille en Corée et elle file avec son amant pour Mohang-ni. Pour l'ultime version des histoires de la Française, elle campe une femme que son mari vient d'abandonner pour une Coréenne. Dans chacun de ces scénarios, Anne rencontre toujours les mêmes personnages. Les expériences qu'elle vit avec eux se suivent mais ne se ressemblent pas...

Critique TéléObs

Un film joyeux et subtilement libertaire. Avec une Isabelle Huppert qu?on n'a jamais vu aussi drôle et sensuelle.
par PL
 

mercredi 23 octobre 2013

CoeurCoeurCoeur

L'ivresse du pouvoir

L'ivresse du pouvoir
Genre : Drame

Durée : 110 minutes

Réalisateur : Claude Chabrol

Avec Isabelle Huppert (Jeanne Charmant-Killman), François Berléand (Michel Humeau), Patrick Bruel (Jacques Sibaud), Marilyne Canto (Erika), Robin Renucci (Philippe Charmant-Killman), Thomas Chabrol (Félix), Jean-François Balmer (Boldi), Pierre Vernier (le président Martino)

Nationalité : Français

Année : 2006


Résumé

Haut fonctionnaire de l'Etat, Michel Humeau est président d'un puissant groupe industriel public. Une position qui lui confère certains privilèges, dont il use et abuse. Mais un jour, alors qu'il se prépare à partir en vacances, Humeau est arrêté sur ordre de Jeanne Charmant-Killman. La redoutable juge d'instruction a trouvé des preuves accablantes de sa participation à des détournements de fonds et l'accuse d'user des deniers publics à des fins privées. Implacable et incorruptible, Charmant-Killman est bien décidée à faire tomber tous ceux qui ont trempé dans cette affaire, grands patrons et hommes politiques. Mais son zèle n'est pas du goût de tout le monde et bientôt, sa vie est menacée...
CoeurCoeurCoeur

Le Havre

Le Havre
Genre : Comédie dramatique

Durée : 98 minutes

Réalisateur : Aki Kaurismäki

Avec André Wilms (Marcel Marx), Kati Outinen (Arletty), Jean-Pierre Darroussin (Monet), Blondin Miguel (Idrissa), Elina Salo (Claire), Jean-Pierre Léaud (le dénonciateur), Evelyne Didi (Yvette), Pierre Etaix (le docteur Becker)

Nationalité : Franco-finlandaise

Année : 2011


Résumé

Marcel Marx a remisé ses ambitions et ses succès d'écrivain, autant que sa vie de bohême. Il s'est installé au Havre, dans un vieux quartier, en compagnie d'Arletty, qui partage sa vie, et de sa chienne Laïka. Il gagne maintenant sa vie en cirant des chaussures à la gare. Il est témoin de la découverte par la police d'un container rempli de clandestins africains. Un enfant parvient à s'échapper. Marcel part à la recherche du gamin et, lorsqu'il l'a retrouvé, l'héberge. Le petit Idrissa veut rejoindre sa mère en Angleterre. Mais comment ? Marcel et tout le quartier vont lui venir en aide, tandis que l'ambigu commissaire Monet et un détestable voisin rôdent dans les parages...

Critique TéléObs

Un chef d??uvre de poésie tragico-burlesque qui exploite son décor à merveille.
par Jean-Philippe Guerand
 

CoeurCoeurCoeur

Le juge et l'assassin

Le juge et l'assassin
Genre : Drame

Durée : 110 minutes

Réalisateur : Bertrand Tavernier

Avec Philippe Noiret (le juge Rousseau), Michel Galabru (Joseph Bouvier), Isabelle Huppert (Rose), Jean-Claude Brialy (Villedieu), Renée Faure (madame Rousseau), Cécile Vassort (Louise Leseuer), Jean-Roger Caussimon (le chanteur des rues), Jean Bretonnière (le député)

Nationalité : Français

Année : 1975


Résumé

A la fin du XIXe siècle, près de Dole. Le sergent Joseph Bouvier est réformé pour ses accès de violence répétés. Après avoir tenté d'assassiner Louise Leseuer, qui refusait de l'épouser, il retourne l'arme contre lui. Mais tous deux survivent. Bouvier, qui a gardé deux balles dans la tête, est interné à l'hospice de Dole. Reconnu sain d'esprit par les médecins, il recouvre sa liberté un an plus tard. C'est alors qu'une série de crimes est perpétrée contre des bergers et des bergères isolés, causant l'émoi dans toute la région. A Privas, Rousseau, un juge aux ambitions politiques, se passionne pour l'affaire et cherche à en démasquer le meurtrier...

Critique TéléObs

Très à son affaire, Tavernier offre à Galabru son plus grand rôle, face à un Noiret épatant. Comme la reconstitution est excellente et que le réalisateur ne cherche pas (trop) à enfoncer le clou?
par JPG
 

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Ce « roulant » qui parcourt les chemins, semant cadavres de bergers et de bergères entre deux airs d'accordéon, est sans aucun doute le plus grand rôle de Michel Galabru (il lui vaudra d'ailleurs le césar 1977). Un juge, l'inégalable Noiret, un assassin que le soleil blesse et rend fou, ancien sergent qui « a trop traîné chez les frères maristes » et se proclame « l'anarchiste de Dieu ». L'un va traquer l'autre, l'apprivoiser, tout mettre en oeuvre pour l'envoyer à l'échafaud, dans un superbe et obsédant jeu du chat et de la souris.
Ce fait-divers réel (l'affaire Vacher) donne à Tavernier l'occasion de réaliser l'un de ses films les plus forts que ponctuent, entêtantes, la voix off du pauvre Bouvier (« Avec une paire de galoches de 40 sous, j'ai parcouru cinq départements, Louise... ») et la musique de Jean-Roger Caussimon. Il y a l'Ardèche à perte de vue, les salons hypocrites, Brialy - parfait - en procureur et le bruit de l'affaire Dreyfus. L'arrière-plan a bien évidemment séduit Bertrand Tavernier (qui a consulté les souvenirs du juge à la Bibliothèque nationale). « Ravachol tuait lui aussi en jouant de l'accordéon, et Bouvier opère entre la mort de Van Gogh et les débuts de Freud... »

par Patrick Loriot
 

samedi 12 octobre 2013

CoeurCoeur

Toutes nos envies

Toutes nos envies
Genre : Drame


Durée : 120 minutes



Réalisateur : Philippe Lioret



Avec Vincent Lindon (Stéphane), Marie Gillain (Claire Conti), Amandine Dewasmes (Céline), Yannick Renier (Christophe), Pascale Arbillot (Marthe), Isabelle Renauld (le docteur Hadji), Laure Duthilleul (Carole), Emmanuel Courcol (le docteur Stroesser)



Nationalité : Français



Année : 2011



Résumé

Claire est juge du tribunal de Lyon. Cette mère de deux enfants vient d'apprendre qu'une tumeur au cerveau incurable la condamne à brève échéance. Elle décide de n'en rien dire, et de ne pas davantage se soigner. Lors d'une audience, elle étudie le dossier de surendettement de Céline, la mère d'une amie de sa fille, dont elle a fait la connaissance il y a peu. Après avoir été dessaisie du dossier, elle s'adresse à Stéphane, un juge plus âgé, plus expérimenté et fortement désenchanté, qui s'est fait le champion des gens modestes confrontés aux sociétés de crédit. Lorsque Céline est expulsée, Claire lui propose de l'héberger avec ses enfants...

Critique TéléObs

Cette adaptation du très beau roman d?Emmanuel Carrère nous laisse un peu sur notre faim. Reste les acteurs, excellents.
par PL

CoeurCoeur

Lantana

Lantana
Genre : Thriller

Durée : 90 minutes

Réalisateur : Ray Lawrence

Avec Anthony LaPaglia (Leon Zat), Geoffrey Rush (John Knox), Barbara Hershey (Valerie Somers), Kerry Armstrong (Sonja Zat), Rachel Blake (Jane O'May), Vince Colosimo (Nik Daniels), Russell Dykstra (Michael), Peter Phelps (Patrick Phelan)

Nationalité : Australo-allemand

Année : 2001


Résumé

Crise de la quarantaine ou train-train de sa vie de policier, Leon Zat erre et semble parfois dériver : il trompe sa femme et les remords l'assaillent. Sonja, son épouse, ressent cette mauvaise passe mais ne sait pas comment débloquer la situation. Elle oublie son quotidien morose en prenant des cours de salsa. Quand Leon est chargé de retrouver la psychanalyste Valerie Somers, sa vie s'en trouve bouleversée. Leon s'attarde sur la personnalité de John, le mari de Valerie, un éminent médecin, qui ne semble guère affecté par la disparition de son épouse. Au fur et à mesure que son enquête avance, Leon s'enfonce lentement dans le labyrinthe complexe des relations humaines...

Critique TéléObs

L?Australien Ray Lawrence sort de seize ans de silence et utilise les codes du film noir pour dessiner un tableau de m?urs fascinant
par ND
 

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La caméra glisse : dans la pénombre, le cadavre d'une femme apparaît. Tout autour, des buissons épineux. Ce sont des lantaniers («lantanas» en anglais), dont on dit que l'odeur oblitère la mémoire des voyageurs, qui se perdent en chemin. Coupez. Un couple fait l'amour, dans une chambre d'hôtel, avec passion, puis la femme cherche sa boucle d'oreille : «Elle m'a été donnée par mon mari», dit-elle. Coupez. En deux petites scènes, l'ambiance est posée, une ambiance d'infidélités, de mariages décousus, de désespoir calme, d'amertume à peine goûtée. Il y a, dans «Lantana», une curieuse façon de raconter une histoire, une démarche : Ray Lawrence, le réalisateur, semble filmer «Scènes d'un mariage», changer d'avis pour se diriger vers un polar traditionnel, puis revient vers... vers quoi, d'ailleurs ?
Une sorte de parfum obscur efface les souvenirs, bouleverse les évidences, cache les certitudes. «Lantana» est un chaos doucereux.
C'est le deuxième film de Ray Lawrence, réalisateur australien de publicités : il y a vingt ans, celui-ci a signé «Bliss», une étonnante incursion dans l'imagination d'un homme d'affaires frappé d'une crise cardiaque. «Chez nous, le financement est difficile, mais le tournage est facile», explique le metteur en scène. Dans l'intervalle, Ray Lawrence a eu cinq autres projets, mais «le truc, c'est de garder la balle en l'air». Il n'a pas pu jongler aussi longtemps : «Je me suis lassé d'attendre. J'ai recommencé à faire des pubs, là, au moins, tout se passe vite.»
Tout est tourné en lumière naturelle, les raccords météo sont hasardeux, et les acteurs jouent avec une liberté constante.«Si j'avais pu, je me serais débarrassé de la caméra», dit Lawrence. Il plaisante. Ou pas. Le film a obtenu 13 nominations à l'Australian Film Institute, gagné sept récompenses et raflé des tonnes de prix dans les festivals. Au fond, peu importe : on sort de là un peu désarçonné, avec un sentiment d'étrange étrangeté. Ainsi, le monde est-il réellement pervers ? Oui. On commence par un meurtre et, très rapidement, on en arrive à traverser en dehors des clous.