Raisons d'Etat |

Genre : Film d'espionnage
Durée : 167 minutes
Réalisateur : Robert De Niro
Avec Matt Damon (Edward Wilson), Angelina Jolie (Clover / Margaret Russell), Robert De Niro (Bill Sullivan), John Turturro (Ray Brocco), William Hurt (Philip Allen), Billy Crudup (Arch Cummings), Eddie Redmayne (Edward Wilson Jr), Alec Baldwin (Sam Murach)
Nationalité : Américain
Année : 2006
Résumé
A la fin des années 30, Edward Wilson, un étudiant brillant mais effacé, est amené à collaborer avec le FBI pour démasquer un de ses professeurs, soupçonné de sympathie nazie. Cette première mission pour les services secrets scelle son destin, tandis que la Seconde Guerre mondiale approche. Edward intègre le bureau des renseignements et grimpe un à un les échelons de la hiérarchie. Au fur et à mesure de son ascension, il se coupe un peu plus de son épouse et de son fils. Les années passent. Edward fait maintenant partie des hauts responsables de la CIA et la guerre froide fait rage. Au cours de ses activités secrètes, Edward est amené à prendre contact avec son homologue soviétique. Le débarquement de la baie des Cochons se solde par un fiasco. La CIA, persuadée qu'une taupe sévit à l'agence, demande à Edward d'enquêter...
En savoir plus
C'est le deuxième film réalisé par Robert De Niro : comme dans le premier («Il était une fois le Bronx»), il y est question de rapports père-fils. Mais il s'agit aussi d'un personnage en apparence banal qui, en fait, s'efface derrière son métier. En l'occurrence, De Niro s'intéresse aux débuts de la CIA, dans les années 1940 et 1950 : son antihéros (joué par Matt Damon) est un fonctionnaire totalement absorbé par le culte du secret et par la vocation du renseignement patriotique.
Inspiré par le personnage (authentique) de James Jésus Angleton, chef du contre-espionnage, le film décrit un univers kafkaïen dont les buts sont clairs, mais dont le fonctionnement est obscur. Peu à peu, on s'enfonce dans le labyrinthe des services secrets, et toute humanité tombe, s'efface. C'est passionnant, et, malgré la longueur du film, on ne décroche jamais. Il y a une raison à cette fièvre sous- jacente : le film est sans doute très proche de l'univers du réalisateur, qui privilégie (comme acteur) la disparition, l'effacement, et pratique (dans la vie) la discrétion la plus totale.











