samedi 2 avril 2011


Le Ruban blanc
Un film de Michael Haneke, avec Ulrich Tukur
Titre original : DAS WEISSE BAND (Autriche)
Genre : Drame - Duree : 2H25 mn
Distributeur : Les Films du Losange - Editeur DVD : TF1 Vidéo
Sortie à la Vente en DVD le 03 Mars 2010
Sortie Blu-Ray le 03 Mars 2010
Sortie en salles le 21 Octobre 2009
Année de production : 2009
Présenté en Sélection Officielle au Festival de Cannes le 21 Mai 2009
Palme d’Or du 62ème Festival de Cannes ; Prix de l'Education nationale, Prix Fipresci de la critique internationale et Mention spéciale dans le cadre du jury oecuménique Cannes 2009 ; Golden Globe 2010 du meilleur film non anglophone.

Résumé du film Le Ruban blanc

Un village de l’Allemagne du Nord protestante. 1913/1914. À la veille de la première guerre mondiale. L’histoire des enfants et adolescents d’une chorale dirigée par l’instituteur du village, leurs familles : le baron, le régisseur, le pasteur, le médecin, la sage femme, les paysans.
D’étranges accidents surviennent et prennent peu à peu le caractère d’un rituel punitif.

Galerie Photos : Le Ruban blanc

    • Le Ruban blanc
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La critique du NouvelObs 4 étoiles

1913. Une série d’événements étranges et violents secouent la torpeur d’un petit village d’Allemagne du Nord, où rôde une armée d’enfants aryens et bien élevés. Ils sont appelés à devenir, demain, des nazis zélés. Très vite, Michael Haneke désigne le vrai coupable : les frustrations nées d’un puritanisme religieux qui punit, humilie et stigmatise – pour une faute somme toute bénigne, un pasteur protestant dévot impose à ses gosses de porter un ruban blanc en guise de châtiment. Quant aux pulsions sexuelles, elles n’ont ici, bien sûr, pas droit de cité fût-on destiné à se marier dans l’année. Ou bien elles sont criminelles (le pasteur impose une relation incestueuse à sa fille aînée). Michael Haneke filme sa réflexion sur l’histoire et la morale en noir et blanc – rien qui ne vienne distraire l’œil, donc – avec une rigueur magistrale.


Le film (palme d’or au dernier Festival de Cannes) interroge la barbarie sociale et mentale : la violence s’exerce hors champ ou derrière des portes fermées. Et oppose à celle-ci la beauté : les cadrages somptueux saisissent l’apparente sérénité du village isolé. Le blanc du ruban est le blanc de la barbarie en germe.


Lucie Calet

Critiques : Le Ruban blanc 4 étoiles

  • Le Point
    Le Point

    " Sous des dehors classiques, sur un noir et blanc magnifique, dans un allemand d’une stupéfiante beauté, Haneke nous entraîne dans un conte à faire peur, une terreur blanche comme ce ruban attaché aux enfants qui ont péché (…) un chef-d’œuvre et une palme d’or méritée. " 
    François-Guillaume Lorrain (article entier disponible dans Le Point n°1915, page 123)
  • Elle
    Elle

    "Peu à peu, alors que la Grande Histoire vient rompre l’immobilité et que les crimes asphyxient le village, une question surgit, tapie dans la beauté de la photographie : la monstruosité et l’innocence imposées ne sont elles pas dans le même camp ?" 
    Anne Diatkine (article entier disponible dans Elle n°3329, page 46)
  • Les Inrocks
    Les Inrocks

    " Maniant l’austérité comme un humour à froid cinglant, le cinéaste autrichien fait d’un village allemand du début du siècle un observatoire du mal en germe. " 
    Jean-Baptiste Morin (article entier disponible dans Les Inrocks n°725, page 54)
  • Télé7Jours
    Télé7Jours

    " Filmée dans un somptueux noir et blanc, cette radiographie de la psyché allemande marquée par la violence des rapports humains fait froid dans le dos. " 
    Julien Barcilon (article entier disponible dans Télé7Jours n°2778, page 122)
  • Les Cahiers du cinéma
    Les Cahiers du cinéma

    « (…) Le film d’Haneke (…) pense, condamne et expérimente, dans la rudesse parfois éprouvante de ses cent quarante-cinq minutes, toute forme d’oppression ».
    Thierry Méranger (article entier sur les cahiers du cinéma d’Octobre 2009)

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